Enquêtes

Endocardites infectieuses

En dépit des mises en garde permanentes et de la conscience claire que les foyers dentaires sont encore à l´origine de beaucoup d´endocardites, la prévention de cette pathologie par prémédication n´a pas influé sur les proportions attribuables à cette porte d´entrée. Les preuves en sont données lorsqu´on examine les types bactériens qui circulent en cours de bactériémie : ce sont dans une proportion éclatante des germes du type streptococcus viridans ; et il est avéré par l´étude en question que les primo infections sont en rapport avec des soins dentaires dans 16% des cas.

Des chercheurs trouvent un gène inversant la progression du cancer du sein

Des spécialistes du cancer du sein ont pu démontrer la possibilité de bloquer et même d’inverser la progression de ce cancer sur des souris en agissant sur un gène qui s’apparente à un interrupteur pour cette maladie, selon des travaux présentés durant une conférence à Sacramento (Californie).
Cette découverte identifie de nouvelles cibles moléculaires pour des médicaments visant à prévenir ou à éradiquer le cancer du sein chez la femme, selon l’équipe de chercheurs américains, canadiens et suisses ayant mené ces travaux.

« C’est très encourageant, nos résultats suggèrent une façon de modifier la progression biologique du cancer du sein pour traiter plus efficacement et même potentiellement prévenir ce cancer », a estimé Robert Cardiff, professeur à l’école de médecine de l’Université de Californie à Davis, qui a dirigé l’étude.

Les scientifiques ont pu démontrer que la désactivation d’un seul gène appelé beta-1 intégrine était suffisante pour prévenir ou arrêter la croissance du cancer du sein chez des souris.
Ce gène régule la croissance normale des tissus cellulaires du sein et leur survie. Si son fonctionnement est perturbé, il peut provoquer la formation de tumeurs. Les chercheurs ont pu désactiver ce gène, empêchant le développement du cancer du sein chez des souris sujettes à la maladie et arrêtant la croissance des tumeurs chez les souris déjà affectées.

« Cette étude montre que la présence du gène beta-1 intégrine est absolument essentielle au développement des tumeurs de la glande mammaire. Nous disposons maintenant d’une bonne cible et le défi est de mettre au point le médicament qui peut bloquer son activité », a expliqué William Muller, professeur de biochimie à l’université McGill de Montréal, qui a co-dirigé l’étude.

Les travaux ont été présentés dimanche lors de la 24e conférence de l’International Association for Breast Cancer Research

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